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Aurélie est de retour pour un nouvel article Laughing

 

" Cette semaine a très bien commencé.

 

Je suis auxiliaire de puériculture. Je travaille dans une halte crèche. Et lundi nous avons eu une journée pédagogique sur les transmissions écrites et orales et sur tout un truc technique. Cela fait référence à mon travail en crèche. 

D’habitude, j’aurais anticipé cette journée, je me serais mis la pression, en me disant « olala, demain journée pédagogique avec les collègues et les directrices, ça va être chaud, je vais me mettre à bégayer, la catastrophe ». 

Et là pas du tout, je n’ai pas du tout anticipé la journée. Bien que je suis tombé malade le weekend qui a précédé. J’avais pas forcément le moral. Mais bon, j’ai prouvé encore une fois que j’étais plus forte que ce que je croyais. 

Donc revenons à lundi matin, nous étions une dizaine a peu prés. On se connaissait toutes évidement. On devait faire un travail écrit puis après on devait désigner un porte parole pour la première partie dans chaque groupe. Le porte parole a changé dans la deuxième partie (mais j’ai toujours autant parler pendant toute la journée à ma grande surprise). Dans mon groupe, personne ne voulait prendre la parole, je sais pas si c’est par gêne ou pas. Et je me suis lancée. J’ai levé la main, et je me suis dit « allez hop ». J’ai lu toutes les réponses, en bégayant au début. Puis après ça a été. Tout le monde a été surpris notamment ma directrice qui n’arrêtait pas de me sourire. Elle a été agréablement surprise. 

Ça m’a fait un bien fou de prendre la parole. 

Ensuite, mardi jusqu'à vendredi, j’ai travaillé. Et j’ai beaucoup bégayé. 

Je tiens à dire que dans mon travail au sein de la crèche, je n’avais pas de groupe d’enfants totalement à ma charge. Et cette semaine j’ai eu un groupe totalement à ma charge car une collègue était absente. Donc ça m’a demandé beaucoup d’investissement. D’où ma fatigue vendredi soir. 

Et pour combler le tout, pendant la garde sieste j’ai parlé du bégaiement à une collègue. Elle a saisi la perche et cela m’a fait très plaisir. On en a discuter pendant 30 minutes à peu prés. Et je l’ai sentie super intéréssée. Je lui expliquait qu’on changeait beaucoup nos mots, car on sent nos blocages arriver, ou par exemple, elle m’a demandé si ça me gênait quand on finissait mes phrases. Bien sûr que non que ça ne me gêne pas, mais faut pas que ça soit répétitif. Quand vraiment j’ai du mal. 

Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’a partir de mercredi, jeudi, je me suis mis la pression simplement pour dire bonjour à mes directrices à mes arrivées. L’entrée principale se fait dans un grand couloir, et donc forcément pour dire bonjour, il faut projeter sa voix. Et en plus de dire bonjour, je dis le prénom en même temps de la personne pour faire plus poli. 

Donc impossible de sortir le bonjour Jeudi. La directrice a bien vu. Je lui ai répondu que 30 secondes plus tard. Pour elle, ce n’est rien. Mais pour moi c’était très long ! Et ça m’a gêné toute la journée. Je me suis dit « elle me prend pour une mal poli et tout ». Bref toute une fixette qui n’en vaut pas du tout la peine !! 

Jeudi soir, pas trop le moral comme vous vous en doutez. Mais en relativisant, j’ai fais beaucoup de choses cette semaine. J’ai été le porte parole, j’ai parlé du bégaiement bien détailler à ma collègue, et à côté ce blocage qui est survenu, je dirais c’est normal. Tout ne peux pas être parfait. 

En conclusion, je me suis pas mal débrouillé cette semaine. Encore des progrès à faire. Mais je dois dire que j’ai beaucoup avancer. 

Il faut des membres de la crèche pour faire parti du conseil de crèche l’année prochaine. Et la directrice a demandé aux plus anciennes en se disant « les ptites nouvelles, elles doivent un peu appréhender ». Mais pas du tout. Je crois même que je vais lui faire ma proposition… J’en connais une qui va bien être surprise. Affaire à suivre…"

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Ce site est aussi le vôtre. La section A vous la parole vous permet de vous exprimer de façon anonyme si vous le désirez. Voici l'article d'une jeune femme bègue présente à la journée de Lausanne. Je n'ai pas touché au texte. J'ai juste choisi la photo. Comme ce parapentiste, elle s'apprête en effet à s'envoler ...

La vie est un combat: il commence ici...

" Ce samedi 7 mai a été une journée excellente et riche en émotions.

Que de belles rencontres enrichissantes pour moi. J'ai d'abord rencontré Véronique Souffront, une des orthophonistes du stage thérapeutique de cet été, avec qui j'ai bien discuté. Et bien entendu Marie Eve Dumas qui m'apporte beaucoup.

Et oui, j'ai décidé de suivre le stage thérapeutique de cet été en Normandie. Je pense que ça va être quelque chose d'inoubliable.

Par moment, j'aime bien parler de mon bégaiement. Dans d'autres moments, ça me pèse un peu de parler que de ça. Comme ça a été le cas à la journée annuelle de l'apb.

J'ai été renvoyée à mon propre bégaiement, et ça m'a fait une drôle d'impression. Drôle d'impression, pourquoi? Tout simplement parce que voir des personnes bégayer sans gêne, sans honte, et qui comme moi ont du mal m'a beaucoup touché.

Du coup, c'est bête, mais j'ai l'impression d'avoir beaucoup bégayé durant cette journée. Tout simplement parce que tout ça est nouveau pour moi. Je parle trés peu de mon bégaiement, je ne l'accepte pas totalement encore (ça dépend des périodes), et donc rencontrer autant de monde, et voir autant de personnes impliquées dans ce combat, que d'émotions!! Je n'ai pas l'habitude de rencontrer autant de personnes bègues, en une seule journée. Une journée vraiment enrichissante. J'ai beaucoup appris. Tout le monde ne le vit pas pareil. Et c'est bien de discuter de son propre vécu avec d'autres personnes concernées.

J'ai été touchée par certaines personnes, qui malgré tout leur bégaiement, se sont exprimés.

Je ne trouve pas mes mots, je continuerai certainement plus tard. Il faut que je prenne du recul par rapport à tout ça.

Je ne regrette pas mon choix, j'ai mis du temps à me décider a participer à cette journée. Des fois, faut arrêter de trop se poser des questions et foncer.

Nous avons cette qualité nous les bègues, c'est de foncer droit devant, et de ne jamais lâcher l'affaire. Heureusement qu'on peut en tirer des aspects positifs... "

Aurélie C.

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Je bégaie depuis toujours, depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Le bégaiement est ancré en moi. Je vois les choses à travers ce bégaiement. J'ai une autre vision des choses. Ce qui pourrait sembler normal pour n'importe qui pour moi ne l'est pas et inversement.

Un nouvel article de la belle Aurélie Wink

Je suis enfin désensibilisée

Me revoila. Voici 1 semaine qui est passée. J'ai réussi à prendre du recul, par rapport à la journée annuelle de l'Association Parole Bégaiement. Ma semaine a été une semaine de réflexions en tout genre.

J'ai d'abord réfléchi par rapport à mon bégaiement. Et j'ai décidé d'avancer dans ma vie, et de ne plus laisser mon bégaiement diriger ma vie.

J'ai commencé à lire le livre "conseils pour ceux qui bégaient" et franchement il est d'enfer. Je suis au 11ème chapitre, et sérieusement, c'est mon moteur. C'est grâce la journée annuelle et à la lecture de ce livre, que je me sens motivée, et surtout désensibilisée par rapport à mon propre bégaiement.

Je n'ai plus peur de parler. Je ne recule devant rien, et surtout je ne réfléchis plus avant de parler. Et je dois dire que ça marche. Ce qui marche surtout, c'est que je m'exerce à utiliser du bégaiement volontaire dans certaines situations, ça m'aide vraiment. Pour la première fois, je contrôle enfin mon bégaiement, je fais "exprés" de répéter certaines syllabes et de regarder la personne droit dans les yeux pour voir sa réaction.

C'est bête à dire, mais généralement quand on bégaie, on ne se rend pas forcément compte de son propre bégaiement, on se s'entend pas et on n'observe pas trop nos mouvements de bouche, de langue et de larynx. Et surtout on évite le regard.

Là, quand j'utilise le bégaiement volontaire, c'est tout le contraire. Je fais l'effort de regarder la personne droit dans les yeux, et je me rend compte du blocage au niveau de la mâchoire sur certains sons. C'est tout un art dirais-je.

Cela fais à peine 2 mois que j'ai entendu parler de bégaiement volontaire, et de bégaiement inverse. Il me faut du temps pour les assimiler correctement. Et pouvoir les utiliser quand je le voudrais.

Je suis vraiment contente, car j'avance bien. J'ai passé 6 appels téléphoniques au cours de la semaine dernière, appels que je redoutais. Et tout s'est bien passé. Je me suis regardée dans le miroir en même temps. Et j'ai bien observé mes mouvements.

J'espère que je vais continuer comme ça. Et dans 1 mois et demi le stage m'attend. Mon souhait serait de motiver toutes les personnes bègues et qu'on soit un groupe soudé, c'est important.

Je vous dis à la prochaine. Dur de trouver le temps pour écrire des articles. Mais je reviendrai promis.

A bientôt.

Aurélie

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Derniers commentaires

Invité - Shanyss
Bonjour,

La nouvelle version est super bien bravo ! Je suis un peu en retard je vous l'accorde m...
Le monde professionnel doit effectivement porter attention à la personne bègue en l'acceptant comme ...
Yop Yop

Merci de ce retour.
Je tenais à garder ce qui avait été fait même si certaines choses ne...